NATUROPATHIE

NATUROPATHIE

Lors de maladies plus ou moins graves, les personnes insuffisamment conscientes se sentent victimes de leur corps qui dysfonctionne, comme si leur corps les trahissait. En réalité, le corps n'est pas  responsable de la maladie, mais plutôt la victime de comportements délétères. De même, lors d'accidents ou de pannes, ce n'est pas le véhicule qui est responsable. Il s'agit plutôt d'erreurs de conduite ou d'un entretien inadéquat. Le corps ne demanderait qu'à rester en bonne santé, si le mental voulait bien cesser de le maltraiter avec une alimentation, des croyances et des activités inadaptées.

La démarche naturopathique considère que l'organisme est capable d'auto-guérison, pour autant que l'on le maintienne dans des conditions adéquates (Hygiènisme).

On voit que les trois piliers fondamentaux de la naturopathie sont :

HISTORIQUE DE LA NATUROPATHIE CONTEMPORAINE

Le prêtre allemand Sebastian Kneipp (1821-1897) et un des précurseurs de la naturopathie moderne en se soignant lui-même de la tuberculose par des bains dans la rivière Danube. Le père Kneipp développa une méthode de soins naturels basés sur l'hydrothérapie, l'herbalisme, l'exercice, la nutrition et la spiritualité.

Benedict Lust (1872-1945), un élève de Kneipp , acquis les droits du nom « naturopathy » à un autre élève (John H. Scheel) et fonda l'American School of Naturopathy en 1902.

Dans la foulée, le médecin américain John H.Tilden (1851-1940) décrivit les concepts d'auto-intoxication (les toxines provenant de selles stagnant dans le gros intestin passent dans le sang et perturbent l'organisme entier) et de toxémie. Bernarr Macfadden (1868-1955) promut l'exercice physique et le jeûne.

Pierre Valentin Marchesseau (1911-1994) codifia en 1935 la naturopathie contemporaine, reposant sur les concepts suivants :

  • Le vitalisme : une approche philosophique considérant que les êtres vivants sont animés par un principe vital ou force vitale, similaire au Chi de la tradition chinoise, au Ka des anciens égyptiens et au Prana de la tradition de l'Inde. En naturopathie, le maintien ou la restauration de la force vitale  permet de garder la santé ou favoriser l'auto-guérison.

  • L'humorisme : Le concept d'équilibre des humeurs (le sang, la bile jaune et noire, le phlegme) se retrouve dans les grandes traditions médicales. Dans l'Ayurveda, la « science de la vie » en Inde, la santé repose sur un équilibre de trois Doshas ou « défauts » : Vata (le vent), Pitta (le Feu) et Kapha (le Phlegme). Dans la médecine traditionnelle tibétaine, ces humeurs se prononcent Loung, Tchiba et Péguen. L'alimentation, le comportement, l'activité physique, l'environnement et le climat influencent l'harmonie des doshas.

Finalement, la médecine moderne décrit également le principe d'équilibre des fluides organiques : l'homéostasie est le maintien idéal de valeurs comme la température corporelle, le pH et les électrolytes du sang, le taux de sucre et d'oxygène, par exemple.

DIX METHODES NATUROPATHIQUE DE BASE

Trois approches fondamentales permettant de maintenir la santé :

LA BROMATOLOGIE.  Hygiène alimentaire : diététique, cure saisonnières.

LA BIOKINESIE.  Hygiène musculaire : gymnastique douce, stretching, danse, natation, vélo, Qi kong, Yoga, arts martiaux, culture physique.

LA PSYCHOLOGIE. Hygiène neuropsychique : méthodes de relaxation et de gestion du stress, hygiène relationnelle, PNL, analyse transactionnelle, communication consciente (ou CNV: communication non violente)  sophrologie, hypnose. On peut y ajouter : la psychogénéalogie (les influences transgénérationnelles de souffrances non résolues par des ancêtres), la libération d'entités perturbatrices (âmes errantes) et de résidus karmiques.

Ainsi que sept techniques secondaires aidant à retrouver la santé :

L'HYDROLOGIE. Soins par l'eau sous différentes formes et températures : locale ou générale, douches chaudes, tièdes ou froides, alternées,  bains de siège, bains dérivatifs, bains, thalassothérapie, thermalisme.

LA CHIROLOGIE. Méthodes de soins manuels : massages, techniques manipulatoires (reboutologie, chiropraxie, ostéopathie, étiopathie). Dans l'idéal, il serait souhaitable d'être massé, et éventuellement de masser tous les jours. Cela peut être bref, comme le massage tibétain des cinq éléments (Kum Nyé). Il peut se pratiquer habillé, debout, en automassage ou à deux et dure cinq à dix minutes.

LES REFLEXOLOGIES. Traitements de points ou de zones réflexes sur le visage (Dien Cham), les oreilles (acupuncture auriculaire), l'intérieur du nez (sympaticothérapie), la langue, le crâne, les mains (réflexologie palmaire), la plante des pieds (réflexologie plantaire), le dos (Shiatsu). Il s'agit de méthode simples et efficaces de soins pour soi-même et pour les autres.

L'ACTINOLOGIE : Thérapies par les couleurs (par exemple, celles des cristaux), les rayonnements solaire et lunaire, les infrarouges et les sons. Les traitements à distance (radionique). Ce sont les thérapies du futur.

LA PHYTOLOGIE. Traitements par les plantes : teintures-mères, gemmothérapie, huiles essentielles, spagyrie. La nature soutient toutes ses créatures, animales, humaines ou autres. Il existe une aide végétale pour tout problème de santé.

LA MAGNETOLOGIE. Utilisation de champs magnétiques pour les soins, par des aimants fixes ou des équipements électroniques.

L'ALIMENTATION ADAPTEE

La vie sur terre est possible grâce aux enzymes, des protéines spécialisées qui facilitent et accélèrent les réactions biochimiques indispensables au fonctionnement des cellules. Certaines transformations chimiques prendraient entre cent millions à dix milliards de fois plus de temps en l'absence d'enzymes. Ainsi, il a été évalué qu'un repas prendrait 60 ans pour être digéré. Des enzymes sont capables de transformer jusqu'à 600'000 substances par seconde. On dit que les enzymes catalysent (du grec katalusis, dissolution) les fonctions vitales de l'organisme. Cette efficacité est au prix d'une très grande spécificité, chaque enzyme ne pouvant agir que sur des molécules ayant une forme qui leur est adaptée.

Or, l'être humain a fortement modifié son alimentation en chauffant excessivement ses repas. Une température au-delà de 110 degrés peut modifier la forme des molécules et les rendre inadaptées à nos enzymes. Depuis la sédentarisation (datant du néolithique, il y a dix mille ans). les êtres humains ont domestiqués des animaux sauvages et consomment des produits laitiers. A cette époque également, nos ancêtres ont créé des céréales modernes (blé, froment, avoine, seigle, orge, maïs) à partir de plantes qu'il cueillaient jusque là. Les protéines de ces aliments nouveaux ne sont pas adaptés aux enzymes humains. Génétiquement, dix mille ans ne sont pas suffisants pour que des mutations favorables se généralisent dans la population. Pour entretenir la vitalité, il convient de consommer des produits vivants : pousses germées, fruits et légumes frais, crus ou légèrement cuits. Ainsi que des céréales ancestrales : riz, sarrasin, millet, sésame, quinoa, teff, fonio. Œufs, poisson et viande en quantité modérée.

L'EXERCICE OPTIMAL

La question de l'exercice physique est souvent négligée dans les consultations médicales. Francis Prade, médium acupuncteur et auteur du Yi-King médical, citait un centenaire dont le secret était : « Marche et mâche ». Ce sont des activités musculaires.

On décrit dans la naturopathie classique trois voies d'évolution physique pour l'être humain :

  • Dans l'idéal : le « Musculaire » le maintien de l'équibre par l'activité sportive.

  • La rétraction : Les « Neuro-arthritiques », avec des modifications de la forme du corps et du visage : maigreur de plus en plus prononcée. Amincissement de la partie inférieure du visage. On observe succèssivement le « respiratoire », le « cérébral », le « nerveux » et, en fin course, le « grand nerveux ».

  • La dilatation : Les « Sanguino-pléthoriques » avec un grossissement de plus en plus importante du bas du visage (double menton) et du corps.  Le « sanguin », le « digestif », l' « obèse rouge » puis l' « obèse blanc ».

Marchesseau qualifiait le « grand nerveux et l' « obèse blanc » de « fin de race », étant devenus incapables de se reproduire. On peut comprendre l'importance qu'il accordait au mouvement, sachant qu'il était entre autres professeur d'activité physique.

Une activité physique saine et régulière permet d'entretenir la musculature, la force, la souplesse et une ossature solide. Le mouvement stimule également le système cardiovasculaire et respiratoire,  les organes digestifs et les fonctions d'élimination des toxines et du gaz carbonique. L'augmentation de la ventilation et du débit cardiaque favorise l'oxygénation et la circulation d'énergie dans tout l'organisme. L'exercice physique permet également d'apaiser le mental et d'avoir les idées plus claires.

L'idéal serait une heure d'activité physique, douce mais soutenue, quotidiennement, en commençant très progressivement après toute période d'inactivité. Le yoga de type Ashtanga ou les arts martiaux respectueux (aikido, kung fu, kalari payat par exemple) développent en plus la souplesse.

Au moment de l'écriture de cet article, une campagne d'information de l'Athritis Fondation a lieu, proclamant : « Moving is the best medicine » (Le mouvement est le meilleur médicament). Des sommes énormes vont être dépensées dans la recherche médicale, pour se rendre compte finalement que la nature est ce qui convient le mieux aux êtres vivants !

Observez la vie. La vie est création, transformation et échange. La vie est une alternance de mouvement et de repos. La vie est évolution. Plus vous devenez proche de la vie, plus vous sentez la vie en vous.

L'HYGIENE MENTALE

La vie elle-même ne qualifie rien de juste ou d'injuste, de bien ou de mal, de bon ou de mauvais, de pur ou d'impur. Ce sont des concepts crées par le mental humain. Prenez donc conscience de vos pensées. A propos de ce que vous croyez être et du monde environnant.

La véritable loi de causalité est la suivante : les pensées créent la réalité. Tout ce que l'être humain réalise est issus des pensées. Une habitation, un véhicule, un repas, un vêtement ou une œuvre d'art sont tous des créations élaborées à partir de pensées.

Les pensées de séparation créent l'enfer sur terre.

Ainsi, l'être humain a créé un monde infernal. Par ses pensées et croyances erronées : la séparation, la division, la peur de l'autre, le rejet, le jugement, la comparaison, la critique et surtout la culpabilité. L'enfer, c'est de se sentir séparé. Avec la perte de conscience de l'unité, la plupart des personnes se sentent seules dans la vie, isolées dans un monde froid et hostile. Cette apparence est la cause de la souffrance.

Les pensées d'unité créent le paradis sur terre.

Tout ce qui existe est issu d'une source unique. La physique moderne propose le modèle du Big Bang pour décrire la formation de notre univers à partir d'un point central. Tout ce qui existe, y compris soi-même, reste en constante interconnexion. On peut ainsi comparer l'existence à un gigantesque puzzle. Chaque pièce est indispensable. Si une pièce d'un puzzle manque, son absence se remarque fortement. Réaliser que tout être à un rôle particulier à jouer dans cet immense jeu cosmique. Apprendre à percevoir l'unité de toute chose. Cela peut se pratiquer au quotidien, dans toute situation. La sensation d'unité dissous la peur.

Depuis les débuts de la naturopathie moderne, des outils se sont ajouté à la panoplie : l'homéopathie, les sels de Schuessler, la gemmothérapie, le bol d'air Jacquier, et des méthodes telles que l'iridologie.